Peut-on installer un poêle à bois soi-même ?

AménagementPeut-on installer un poêle à bois soi-même ?

Le poêle à bois s’avère l’une des meilleures alternatives pour réduire la facture énergétique. De plus, avec les installations requises, elle est en mesure d’assurer votre confort durant l’hiver. On pourrait être tenté d’y procéder soi-même dans l’espoir de réduire les dépenses. Toutefois, la précision des travaux et les exigences normatives sont en faveur d’une intervention professionnelle.

Quels sont les risques de poser soi-même un poêle à bois ?

Nombreux sont ceux qui sont convaincus des avantages du poêle à bois ou à granulés pour le chauffage. En effet, confort thermique et les économies sur la facture énergétique sont les atouts majeurs d’un tel dispositif.

Cependant, plusieurs s’interrogent encore sur la pose du poêle en soi. Certes, il est envisageable de la réaliser vous-même afin de réduire les coûts d’installation. Néanmoins, vous devez prendre conscience des différentes conditions à respecter pour que celle-ci soit sécuritaire et performante. C’est la raison pour laquelle il est plus recommandé de confier cette tâche à un fumiste.

Par son expérience et son savoir-faire en matière de conduits de fumée, ce spécialiste vous évite des mauvaises surprises.

En vérité, une pose mal effectuée vous expose à de potentiels dangers pour votre santé et votre sécurité. Des conduits mal agencés pourraient occasionner l’apparition de fumées nocives. Au pire des cas, les défauts d’installation pourraient engendrer un incendie.

En outre, le fumiste est en parfaite connaissance des normes qui encadrent l’installation des conduits de cheminée. En effet, leurs dimensions, angles, positions doivent être définis avec précision. À cela s’ajoute la nécessité d’un certificat de conformité attestant que le système de chauffage répond à ces exigences. Ce dernier est obligatoirement délivré par un professionnel ultérieurement à une inspection générale.

Enfin, le professionnel de la fumisterie est également plus avisé pour vous aider à choisir votre appareil de chauffage. En lui exposant vos besoins, il saura vous conseiller sur le modèle adéquat avec le type de combustible à utiliser. Le choix définitif reposera entre autres sur la puissance nominale d’un poêle à bois définie par son fabricant. D’ailleurs, un usage non optimisé de votre poêle réduit grandement sa longévité.

Quels sont les risques de poser soi-même un poêle à bois ?
Source : shutterstock.com

La réglementation en vigueur

Principale, la norme NF DTU 24.1 est le texte appliqué pour les travaux de fumisterie. Celle-ci a été mise à jour en septembre 2020 et contient toutes les indications quant à la conception des conduits. Ces dernières sont valables pour tous les systèmes de chauffage et ne font aucune distinction entre les combustibles. Il en est de même pour la puissance de chauffe.

Toutefois, pour les dispositifs destinés aux appareils étanches, la norme NF DTU 61.1 constitue le document de référence. Ainsi, si vous envisagez d’installer un poêle à bois sans conduit de cheminée, il s’agit du texte applicable.

Quant aux versions métalliques, elles sont régies par la norme NF EN 12391-1.

Par ailleurs, la norme NF DTU 24.1 prévoit également des dispositions concernant l’entretien des conduits ou de leur réhabilitation. En effet, selon la vétusté des infrastructures, des travaux peuvent être nécessaires.

Enfin, en fonction de la commune, des règles d’urbanisme peuvent influencer la réalisation des mises en place.

Installation d’un poêle ou d’un insert : des travaux très encadrés

Eu égard aux normes qui gouvernent l’installation des systèmes de chauffage, il est important d’adopter les bons gestes.

Le premier est de confier la réalisation des travaux à un professionnel certifié RGE. Qu’il s’agisse d’un insert, d’une cheminée à foyer fermé ou d’un poêle à bois, des précautions s’imposent. En plus des risques sanitaires et sécuritaires, une installation négligée entraîne des conséquences par rapport à votre assurance. Cela est d’autant plus vrai si vous décidez tout de même d’effectuer vous-même les travaux. En effet, vous annulerez votre prise en charge et vous endosserez l’entière responsabilité des éventuels accidents.

Ensuite, il convient d’étudier les paramètres qui sont en corrélation avec le système de chauffage. En effet, ceux-ci sont déterminants, ne serait-ce que pour une répartition homogène de la chaleur dans différentes pièces.

Les différentes étapes de l’installation d’un poêle à bois

En soi, l’installation n’a rien de complexe hormis la prise en compte des normes et des détails techniques importants. Généralement, celle-ci se fait en trois temps :

  • Le choix de l’emplacement ;
  • La fixation des conduits de fumée ;
  • La pose du poêle et le raccord.

En parallèle, c’est également une question de préférence, ne serait-ce que pour le choix de la puissance de chauffe.

Les différentes étapes de l’installation d’un poêle à bois
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Définir l’emplacement du poêle à bois

Dans sa configuration, le poêle diffuse la chaleur vers son environnement direct. C’est ce que l’on désigne par le terme de rayonnement. Cela implique des aménagements pour en profiter de manière optimale. C’est la raison pour laquelle son emplacement doit être choisi avec soin.

Idéalement, le poêle à bois devrait être installé dans la zone centrale de votre logement qui est généralement le salon. De ce fait, l’acheminement de la chaleur produite vers les pièces attenantes n’en sera que facilité.

De la même manière, l’évacuation de la fumée devra être stratégique. L’objectif est d’encrasser au minimum les conduits et de garder les murs ou le toit propre selon la sortie choisie.

En outre, certaines précautions sont à prendre lors du choix de l’emplacement du poêle. Veillez à ce que le plancher sur lequel celui-ci soit suffisamment résistant au poids et au feu. Une plaque ignifugée posée juste en dessous peut aider. Dans le même ordre d’idées, aucun meuble ne doit être placé dans un rayon d’un mètre du poêle.

Diffuser la chaleur d’un poêle à bois requiert la prise en compte d’autres données. L’emplacement du poêle n’est qu’un élément de l’équation.

Ne pas installer le poêle à bois contre tout type de mur

Concernant les murs adjacents au poêle à bois ou à granulés, une distance de sécurité s’impose. Le fait est que la chaleur générée peut compromettre leur intégrité. Cela dépend donc du parement desdits murs, c’est-à-dire du matériau avec lequel ils ont été fabriqués.

Bref, la priorité est de préserver vos murs des flammes et de la chaleur tout en gardant une certaine esthétique.

À cet effet, vous avez le choix entre :

  • Un parement en pierre naturelle ;
  • Un parement en béton.

Si vous voulez malgré tout instaurer une touche de bois, vous pouvez opter pour un habillage de mur en bois. Aussi, indépendamment de la solution choisie, une plaque de protection est à privilégier pour réfléchir les rayonnements.

En définitive, le parement derrière un poêle à bois assure un double rôle. Vous pouvez jouer avec les couleurs pour obtenir le rendu souhaité.

Quel type de cheminée choisir ?

Si vous optez pour une cheminée à la place du poêle, les impératifs sont plus ou moins similaires. Cependant, il faut considérer les différentes options existantes avec leurs performances respectives.

D’abord, vous avez la cheminée traditionnelle avec un foyer ouvert. Certes, son design et l’atmosphère conviviale qu’elle procure sont indéniables. Néanmoins, sa configuration ne permet pas d’en faire un système de chauffage capable de subvenir à la totalité des besoins. En outre, le rendement énergétique est faible (10 à 15 %) et des projections de braise sont inévitables.

Ensuite, vous avez la cheminée dotée de foyer fermé avec une puissance de chauffe plus élevée que le modèle classique. Le caisson en verre protège de la fumée et des projections tout en canalisant la chaleur vers le haut. Ce type de cheminée est parfaitement adaptée pour un chauffage domestique grâce à sa compatibilité avec un récupérateur de chaleur. Tout cela lui permet d’atteindre un rendement de 80 % dans le meilleur des cas. Les seuls obstacles sont le coût du dispositif et la complexité de l’installation s’il s’agit d’une rénovation.

Si vous recherchez un compromis entre les deux options, préférez un insert. Celui-ci vient s’encastrer dans le foyer de la cheminée traditionnelle pour en faire un feu fermé. Vous retrouverez le même rendement que la cheminée à foyer fermé avec un coût d’installation moindre. Néanmoins, la chaleur ne couvre que la zone où elle se trouve.

Quel type de cheminée choisir ?
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Peut-on installer un poêle à bois sans conduit ?

Dans le sens de la norme NF DTU 24.1, les bâtiments construits après 2006 doivent obligatoirement comprendre des conduits d’extraction. Ceci suppose que ceux datant d’avant cette période n’y sont pas tenus. Et cela ouvre à la possibilité d’installer un appareil de chauffage sans conduit de cheminée. 

En fait, l’essentiel est de prévoir un moyen d’évacuer la fumée sans compromettre la santé des occupants et du voisinage. Heureusement, il existe différentes configurations pour profiter de ce type de chauffage.

D’un côté, vous avez la sortie de toiture caractérisée par un conduit traversant les étages de l’habitation. Néanmoins, cela ne convient pas aux logements collectifs. Dans ce cas, préférez une sortie en façade qui laisse la fumée s’échapper par le mur.

De l’autre côté, il y a la sortie en ventouse. Cette solution a l’avantage d’évacuer la fumée, mais également d’améliorer la combustion en aspirant de l’air depuis l’extérieur. Veillez à ce que les conduits soient assez étanches pour limiter au maximum les fuites.

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